Peut-être que je suis trop dure, mais je n'arrive pas à plaindre les gens qui ont les moyens d'aller bien mais qui restent dans leur souffrance par refus de se soigner, d'accepter leur statut de malade. Pourtant je sais que ce statut est difficile à accepter. Mais je crois qu'il ne faut jamais oublier qu'autour de soi on a de la famille, des amis, des proches qui tiennent à nous, qui nous aiment et qui par conséquent se font beaucoup de souci quand on va mal ; et ne serait-ce que pour eux, on se doit il me semble de ne pas faire de son traitement une affaire personnelle. Aller bien, c'est l'affaire de tous.
Alors, quand mon psychiatre (que je respecte au plus haut point cependant) se permet de comparer mon discours sur ces personnes qui ne se prennent pas correctement en charge et une mauvaise gestion momentanée de mon traitement (je suis arrivée à court d'un ou deux médicaments sans l'avoir vu venir), ça me met en rogne.