Je reviens après quelques mois de recherche assidue de travail, de travail, de rechomage, de retravail, et me revoilà encore au chomage. Je lis vos messages et je crois comprendre que c'est principalement la peur de ne pas y arriver, de s'épuiser, d'en faire trop, de rechuter, qui nous empêche d'avancer. Mais je pense que cette peur est un leurre, car dans la mesure où nous connaissons bien notre maladie, nous pouvons essayer ce que nous voulons, et ensuite nous observer afin de voir si ce travail a ou non des répercussions négatives, auquel cas il est toujours temps de cesser avant de tomber vraiment malade. Du moins c'est ce dont j'essaie de me convaincre.
En tout cas j'ai travaillé à temps plein en septembre et ma foi je m'en suis très bien sortie, et effectivement j'étais même moins fatiguée que pendant mon chomage ! Là je suis en attente d'une réponse pour un entretien que j'ai passé aujourd'hui même pour un emploi au sein d'une clinique ... psychiatrique ! La vie est curieusement faite. J'ai l'impression d'avoir un pied de chaque côté de la barrière et j'ai un peu peur que le contact avec des malades psy soit une difficulté insurmontable, mais encore une fois, cette peur est sans doute un leurre. Après tout ces dernières années je n'ai fait que mieux connaitre ma maladie, dépasser mes peurs, alors pourquoi pas celle là ?